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Jeunes chercheurs (2019-2020)

Aperçu du Programme de bourses pour jeunes chercheurs 2019-2020

Ce programme de bourses de 12 mois a pour objectif de permettre aux chercheurs jusqu’à trois ans après l’obtention de leur doctorat de poursuivre leurs plans de recherche et de publication, de faire partie du réseau de recherche arabe, et d’envisager une carrière de recherche dans la région arabe.
 
Cette nouvelle initiative s’ajoute aux efforts du CASS pour soutenir et encourager les sciences sociales dans la région arabe, notamment en termes d’investissement dans une nouvelle génération de chercheurs en sciences sociales.
 
Les bourses sont attribuées selon un processus concurrentiel aux chercheurs en début de carrière qui sont citoyens ou nationaux d’un pays arabe, et qui possèdent des compétences et un potentiel académique de haut niveau. Le CASS porte un intérêt particulier à attirer les chercheurs arabes formés à l’étranger. Les candidats doivent être affiliés à une institution de recherche dans la région arabe durant la période de la bourse, et doivent avoir un encadreur au sein de cette institution.
 
Vous trouvez ci dessous nos boursiers et boursières pour le cycle 2019-2020 du programme de bourses pour jeunes chercheurs:
 

Sana Tannoury-Karam

Affiliation Postdoctorale : Université Américaine de Beyrouth

Titre du projet : Drapeaux rouges dans les rues de Beyrouth : une histoire intellectuelle et culturelle de la gauche libanaise, 1920-1948

Pays : Liban

Bio: Sana Tannoury-Karam est une historienne du Moyen Orient moderne, avec une spécialisation dans l’histoire intellectuelle et sociale du mandat Levant et un focus sur l'histoire de la gauche politique, internationalisme/nationalisme et sociologie des intellectuels. Son projet de livre actuel s'intitule Red Flags in the Streets of Beirut: An Intellectual and Cultural History of the Lebanese Left, 1920-1948 (Drapeaux rouges dans les rues de Beyrouth : une histoire intellectuelle et culturelle de la gauche libanaise, 1920-1948). Tannoury-Karam est corédactrice et collaboratrice du volume The League Against Imperialism: Lives and Afterlives (La ligue contre l'impérialisme : Vies et au-delà (à paraître aux Presses Universitaires de Leyden). Son chapitre « Pas de place pour la neutralité : Le cas pour une démocratie et la ligue contre le nazisme et le fascisme en Syrie et au Liban, 1935-1945 », paraîtra dans Anti-Fascism in a Global Perspective (Routledge). Elle a un article à paraître sur l’antifascisme parmi les communistes libanais pendant la Seconde Guerre mondiale dans le Journal of World History (septembre 2019). Elle est actuellement postdoctorante à l'Université Rice. 

 

Loumia Ferhat  

Affiliation Postdoctorale : Farouk K. Jabre Centre des Sciences et de Philosophie arabes et islamiques de l’Université américaine de Beyrouth

Titre du projet : Articulant l’épistémologie, l’éthique et l’esthétique à travers l’objectif de Ghazālī.

Pays : Liban

Bio : Loumia Ferhat est une chercheuse algérienne en philosophie. Après avoir terminée ses études de philosophie moderne à la Sorbonne Paris I et l’ENS Ulm, en mettant l’accent sur une éventuelle filiation conceptuelle entre Avicenne et Spinoza sur la notion d’essence, elle a décidé de se concentrer sur la philosophie médiévale islamique. Titulaire d’un doctorat de l’Université Johns Hopkins, sa thèse portait sur le cœur dans le corpus de Ghazālī et comment une telle notion est la passerelle vers une conception de la connaissance qui s’incarne. Elle soutient qu’une telle une notion permet de combler le fossé entre l’épistémologie et l’éthique. Elle est également diplômée de l’École de Critique et de Théorie de l’Université Cornell. Dans le cadre de ses études, elle a commencé un documentaire sur la poésie parlée à Baltimore en tant que vecteur de changement, pour laquelle elle a reçu la bourse Saul Zaentz.

 

Caroline Barbary

Affiliation Postdoctorale : CEDEJ

Titre du projet : Les espaces-temps militants, inégalités sociales et politisations différentielles en Égypte révolutionnaire

Pays : Égypte

Bio : Caroline Barbary est titulaire d’un doctorat en sociologie politique. Elle mène actuellement ses recherches sur les modalités d’engagement politique et du militantisme en Égypte. Plus généralement, elle mène une réflexion sur la fabrique du politique à partir et de la théorie de l’acteur et la question de la fluctuation de l’espace-temps en contexte révolutionnaire dans les sociétés arabes.

 

Maissoun Sharkawi

Affiliation Postdoctorale : Institut d’études palestiniennes

Titre du projet : Souvenir Business en Palestine : Développement du commerce artisanal du XIXe siècle en relation avec le tourisme religieux.

Pays : Palestine

Bio : Maissoun Sharkawi, chercheuse associée à l’IFPO et assistante professeure à l’Université technique palestinienne de Khadouri, est titulaire d’un doctorat en Histoire de l’Université de Lorraine - Nancy. Sa thèse explore l’environnement social, historique et économique dans lequel s’inscrit le concept du patrimoine culturel palestinien a été formulée tout au long des deux derniers siècles. Ses recherches se concentrent sur les archives matérielles qui documentent l’économie du village en Palestine au 19ème siècle. Elle a enseigné un cours sur l’introduction du patrimoine culturel dans le monde arabe au Département d’études moyen-orientales de l’Université d'Aix-Marseille. Sharkawi est titulaire d’une maîtrise en études du patrimoine culturel sur la conservation et le développement du patrimoine culturel, industriel et économique de l’Université de Nantes.

 

Abdelhamid Faiz

Affiliation Postdoctorale : Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Ibn Tofail Kénitra

Titre du projet : Institutionnalisation de la violence et de ses modes de production et de gestion dans le désert occidental entre hier et aujourd’hui

Pays : Maroc

Bio : Titulaire d’un doctorat de l’Université Mohammed V de Rabat. Mes recherches principales portent sur l’anthropologie de la violence et de la guerre dans les sociétés tribales ; je m'intéresse également à l’étude des récits oraux. J’ai publié de nombreuses publications et recherches élaborées, parmi lesquelles :  La guerre dans les communautés pastorales (Centre des études sahariennes : 2015). Pierre Bonte Anthropologie des communautés du Sahara occidental (Coordination conjointe). Désert occidental, le sentier anthropologique de Pierre Bonte (en français : coordination conjointe). En plus de ma contribution à de nombreux ouvrages collectifs et magazines dans le domaine.

 

Comité de sélection 2019-2020

 

Samer Kherfi: Samer Kherfi est professeur agrégé d'économie à l’Université américaine de Sharjah, aux Émirats arabes unis. Il enseigne l’économie du Moyen-Orient, la macroéconomie internationale, l’économie du travail et l’économétrie. Ses recherches actuelles portent sur les résultats de l’éducation et du marché du travail au Moyen-Orient et sur les prévisions macroéconomiques. Il a été consultant économique et statistique auprès d’un certain nombre d’organisations nationales et internationales. Ses recherches ont été publiées dans des livres des Presse Universitaires d’Oxford et dans des revues universitaires telles que Journal of Economic Education, Quarterly Review of Economics and Finance et Journal of Economic Studies.

 

 

Dida Badi: Dida Badi travaille depuis de nombreuses années sur l’évolution des structures sociopolitiques des populations touaregs du Sahara et du Sahel (Algérie, Libye, Mali), dans une perspective anthropologique culturelle et historique. Il est titulaire d’un doctorat en anthropologie de l'Université de Bayreuth en Allemagne (2010). Il a étudié les effets politiques de l’installation de frontières étatiques en Algérie et au Mali sur les communautés touaregs. Dès le début de la dynamique politique récente dans la région du Sahel et du Sahara, en 2012, il a travaillé sur le terrain en Algérie, au Niger, en Libye et particulièrement au Nord Mali (Badi 2013, 2015, Lecocq et al. 2013) d’abord comme chercheur senior du Centre National de Recherches Préhistoriques, Anthropologiques et Historiques (CNRPAH) à Alger, puis comme consultant des Nations Unies sur le Sahara, et enfin comme chercheur senior à l’Université Bayreuth en Allemagne depuis 2017. Dida Badi a travaillé comme professeur associé de la langue amazighe aux universités de Tizou Ouzou et Béjaia de 1992 à 2008. Il a également enseigné le module sur le patrimoine culturel matériel et immatériel à l’Université de Bouira, en Algérie, de 2012 à 2014. Auteur et producteur de plusieurs programmes culturels sur la chaîne II de la radio nationale algérienne de 2008 à 2014. Auteurs de plusieurs articles (31) publiés dans des revues scientifiques nationales et internationales, ainsi que de 07 monographies, tous sur l’anthropologie socioculturelle et historique des populations du Sahara et du Sahel. Il a reçu le prix du meilleur livre sur le patrimoine culturel lors de la 8ème édition de la Foire internationale du livre à Alger en 2008 pour son livre : L’Imzad : Une musique millénaire touarègue. Édit. ENAG, Alger, 2007.

 

Fadia Kiwan: Fadia Kiwan est professeur de sciences politiques et directrice générale de l’Organisation des femmes arabes. Elle a été directrice du programme de troisième cycle en sciences politiques en 2000, puis fondatrice de l’Institut des sciences politiques en 2002 à la même université. En tant que chercheuse, elle a publié plusieurs livres et des centaines d’articles. Elle est très active dans le domaine de la défense des droits humains, des droits des femmes, de la qualité de l’éducation, de la démocratisation et du développement durable. Elle est membre du Comité consultatif scientifique du Programme de gestion des transformations sociales (MOST) de l’UNESCO depuis 2013 ; elle en est actuellement la présidente. En tant que membre du Conseil d’administration de la Commission nationale de la femme libanaise depuis 2003, elle est également la représentante du Liban au Conseil permanent de la Francophonie.
 
Islah Jad: Islah Jad (Hossneya Gad) est professeure associée, actuellement rattachée au Département des affaires internationales de l’Université du Qatar depuis 2014. Jad est chargée de cours sur les questions de genre et la politique à l’Institut d’études féminines et à l’Institut des études culturelles de l’Université de Birzeit, dont elle a été la directrice de 2008 à 2013. Elle est membre fondatrice du programme de maîtrise en études des femmes de l’Université de Birzeit. Elle a écrit des livres et des articles sur le rôle des femmes en politique, les femmes palestiniennes et les relations entre elles, l’Islam et les ONG. Elle est également consultante sur les questions de genre auprès du Programme des Nations Unies pour le développement et coauteure du Rapport arabe sur le développement de l’ONU sur l'autonomisation des femmes et auteur de deux livres : Les femmes à la croisée des chemins : le mouvement des femmes palestinienne entre nationalisme, laïcisme et islamisme (2008, deuxième édition 2013) et Les foyers dirigés par une femme palestinienne (2002). Jad a obtenu son doctorat de la School of Oriental and African Studies de Londres en 2004.
 
Amina Elbendary: Amina Elbendary est professeure agrégée (titulaire) de civilisation arabe et islamique à l’Université américaine du Caire (AUC), où elle enseigne depuis 2009 l’histoire islamique ancienne et médiévale, la pensée politique musulmane et l’histoire sociale et culturelle du monde arabe musulman. Ses publications comprennent une monographie, Foules et sultans : manifestation urbaine à la fin de l’Égypte et la Syrie médiévales (Crowds and Sultans: Urban Protest in Late Medieval Egypt and Syria). Le livre explore les rapports de protestations et de dissidences urbaines dans les villes d’Égypte et de Syrie sous les régimes mamelouks et ottomans, et analyse à la fois l’historiographie de la protestation et les complexités de la politique urbaine à la fin du Moyen Âge. Elle travaille actuellement sur un projet de recherche portant sur la vulgarisation et l’historiographie médiévale tardive. Elbendary a obtenu son doctorat en études orientales à Clare Hall, Université de Cambridge (2007). Avant d’étudier à Cambridge, elle a étudié à l’AUC, où elle a obtenu une maîtrise en études arabes avec une spécialisation en histoire du Moyen-Orient pour sa thèse « Histoires du héros musulman : perceptions médiévales et modernes d’al-Zahir Baybars » (1999) et une License (BA) en sciences politiques (suma cum laude, 1996). À la CUA, elle a bénéficié de la bourse Riyochi Sasakawa Young Leaders Graduate Fellowship. Elle a également été lauréate du prix Middle East Medievalists pour le meilleur article d’études supérieures sur un sujet médiéval en 1998.
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