Le Groupe de Travail sur les Critiques du Pouvoir (CoP) est un groupe de travail du CASS créé en 2017 et regroupant des spécialistes de divers domaines, notamment l’anthropologie, l’histoire sociale et intellectuelle, les études sur le genre et la sexualité, les sciences politiques et la littérature comparée.
Nous nous intéressons aux œuvres critiques arabes et aux productions théoriques modernes et contemporaines qui diagnostiquent les multiples modalités du pouvoir (par exemple, les technologies de la domination des États, les logiques de la solidarité communautaire, les opérations du patriarcat et de l’exclusion des genres, les formes d’exclusion économique et de dépossession et les modes d’exploitation et de destruction de l’environnement naturel) à l’œuvre dans les sociétés arabes et proposent des horizons d’émancipation de leur emprise.
En revisitant des œuvres conceptuelles reconnues et en mettant à jour des œuvres qui n’étaient pas auparavant considérées comme faisant partie des archives arabes de la pensée critique, notre objectif est de réexaminer ces multiples traditions critiques du point de vue actuel, non seulement pour mener des conversations intergénérationnelles, mais aussi afin d’évaluer si, et comment, elles pourraient éclairer des aspects de notre présent. Nous apprécions particulièrement des lectures de ces archives qui ne sont pas surdéterminées par un investissement dans la réplique à « l’Ouest » par le biais de présentation binaires comme : Ouest/non-Ouest ; homogénéisation/différence ; universel/particulier ; laïque/non laïque ; et les élites et les intellectuels occidentalisés/masses non occidentalisées.
À cet égard, nous recevons des travaux de recherche en langue arabe, anglaise ou française qui explorent les multiples facettes de cette archive de diagnostics critiques, telles que celles relatives aux questions de langue, de traduction et d’imaginaires théoriques ; les énigmes de la positionalité (géographique, institutionnelle et militante) ; et les thématiques historiographiques (périodisation, traditions minoritaires et cadres narratifs).