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Septième Conférence 2025

Appel à communications

La Septième Conférence du Conseil Arabe pour les Sciences Sociales (CASS)

“Dévastation, imaginaires et connaissances : tournants régionaux et répercussions mondiales”

Lieu : Beyrouth, Liban 

Date : 15-18 mai 2025

Date limite de présentation des résumés: 30 novembre 2024

Le Conseil Arabe pour les Sciences Sociales a le plaisir d'annoncer sa septième conférence intitulée « Dévastation, imaginaires et connaissances : tournants régionaux et répercussions mondiales » qui se tiendra du 15 au 18 mai 2025 à Beyrouth, Liban. 

Les résumés seront sélectionnés selon deux critères :

  • La mesure dans laquelle ils s'engagent dans le thème de la conférence en remettant en question les méthodes, les concepts et les théories dominants dans les sciences sociales en général, et en soulevant des questions et en fournissant des analyses relatives à la région arabe en particulier.
  • La profondeur théorique et empirique du documentproposé et l'accent mis sur des cas et des lieux innovants.

La conférence est ouverte aux communications de toutes les disciplines des sciences sociales et des disciplines connexes et aux chercheurs de la région arabe et du monde entier. Les candidats doivent détenir au moins un diplôme de maîtrise et être activement engagés dans la recherche en sciences sociales. Les communications peuvent porter sur des phénomènes contemporains ou historiques. Les perspectives empiriques, comparatives, transrégionales et mondiales sont particulièrement encouragées.

Thème : Dévastation, imaginaires et connaissances : tournants régionaux et répercussions mondiales

Depuis desdécennies, la région arabe est en proie à des bouleversements et des changements politiques, sociaux et économiques. Ces conditions ont également mis au défi les états, les sociétés, et les individus, ainsi que les processus et les institutions de production de connaissances. Les sciences sociales et humaines ont tenté de répondre,de différentes manières, àces contextes difficiles. Les chercheurs,les écrivains, et les artistesont exploré les racines des conflits, analysé les forces du changement et envisagé d’autres avenirs.

Jusqu’à présent, toutes les conférences du CASS, bien que portant sur des thèmes et des sujets différents, se sont attachées à interroger les sciences socialeset humaines, et cherchent àcomprendreles processus deproduction de connaissances en période de turbulence. La Septième Conférence explorera de la même manière les concepts, outils et résultats novateurs, intellectuels et méthodologiques rendus nécessaires par la gravité des événements dans la région arabe.

La conférence portera sur les contextes actuels de détresse et de destruction dans l'ensemble de la région afin de comprendre les changements profonds que ces contextes engendrentpour les états, les sociétés, et les déplacés. L’accent sera mis sur les tournants et les moments charnières qui ont marqué la région par le passé et qui la façonnent de nos jours, mais également sur la manière dont ces crises ont contribué à l’émergence d’une nouvelle conjoncture globale et régionale.

Ainsi, nous encourageons les communications explorant les différents aspects des sous-thèmes présentés ci-après. Nous cherchons tout particulièrement à aborder certaines thématiques novatrices, notamment le rôle des nouvelles technologies dans le façonnement des vies et du savoir, les imaginaires d’avenirs qu’engendre un mélange d’espoir et de désespoir, la relation entre l’expérience empirique, visuelle et auditive, ainsi que les chevauchements entre les perspectives globales et régionales.

La Septième Conférence du Conseil Arabe pour les Sciences Sociales (CASS) s’articule autour dequatre sous-thèmes:

  • Crise de l’ordre mondial et centralité de la région arabe
  • Production de nouvelles connaissances : épistémologie et technologie
  • Modes d’existence : résistance, détermination, silence, et perte
  • Façonnement des milieux universitaires et de la sphère publique : récits et libertés

 

1) Crise de l’ordre mondial et centralité de la région arabe

Les dernières décennies ont été marquées par des crises conjuguées et par d’importants changements politico-économiques dans l’ordre mondial ; la région arabe est souvent à l'épicentre de ces transformations structurelles. A l’instar du reste de la planète, la région arabe doit réagir aux problèmes inextricables des points de basculement écologiques, de la sécheresse et du changement climatique, ainsi qu’aux problèmes connexes liés à la sécurité alimentaire et à la garantie des moyens de subsistance, à la santé publique, à la précarité économique et au développement social. Les politiques de privatisation et de déréglementation, souvent mises en œuvre sans transparence, ont bénéficié à une élite économique, excluant la majorité de la population. Les soulèvements populaires dans la région ont également mis en évidence le déficit de gouvernance démocratique et l’insuffisance des droits fondamentaux et politiques. Les revendications populaires ou les aspirations en matière de justice économique et sociale se heurtent toujours à des structures institutionnelles inertes, réfractaires et de plus en plus autoritaires, et/ou dégénèrent en conflits prolongés.

La région arabe pâtit encore de l’incidence durable de l’héritage colonial européen et de l’impérialisme occidental, façonnant la structure politique, sociale, et économique de la région. L’occident et « l’ordre international » ont été perçus avec scepticisme et résistance, au motif qu'ils pratiqueraient une politique de deux poids, deux mesures. De nouveaux liens économiques, politiques, sécuritaires et militaires se tissent également dans la région, en raison de la montée d'États de la région ou d'ailleurs, qui cherchent à affirmer leur présence et leur politique étrangère à l'échelle régionale et mondiale, créant de nouvelles collaborations tout en générant de nouveaux conflits. Malgré les résultats généralement lamentables de cette convergence des forces, les populations de la région sont constamment à l'affût de nouvelles façons d’affirmer le contrôle de leur avenir collectif à travers de nouveaux mouvements sociaux et de nouveaux imaginaires.

La diaspora arabe, composée de millions de personnes ayant émigré à la recherche de meilleures perspectives ou ayant fui les conflits, est un autre acteur qui revêt une importance croissante. Ces communautés jouent un rôle crucial tant dans leurs pays d'origine que dans leurs pays d'accueil, influençant l'économie, la politique, et la culture, tant sur le plan régional que mondial.

En somme, la place centrale qu’occupe la région arabe dans la crise de l’ordre mondial réside dans sa position géostratégique, son abondance en ressources, et son héritage historique marquépar l’intervention et la résistance. Afin de bien saisir la portéede ces changements et la possibilité de concevoir un avenir différent, paisible, équitable et durable, il est essentiel de procéder à une analyse multidimensionnelle qui tienne compte des racines historiques et des dynamiques contemporaines et transnationales.

2) Production de nouvelles connaissances : épistémologie et technologie

L’un des thèmes fondateurs du CASS a été « Nouvelles connaissances pour une nouvelle époque ». Les nouvelles connaissances sont indissociables des nouvelles façons de voir. Celles-ci sont facilitées par de nouvelles conceptions des connaissances qui méritent d'être recherchées, par un réexamen des critères de validation de ces connaissances ou par une critique fondamentale des connaissances existantes et par la proposition d’alternatives intellectuelles significatives.

Ce sous-thème est consacré à la recherche portant sur les nouvelles connaissances issues des conditions de dévastation ; il se concentre sur la manière dont les connaissances sont générées, en accordant une attention particulière aux innovations épistémologiques. En accord avec le thème général de la conférence, nous encourageons les communications qui élaborent des théories sur la notion de « dévastation » dans ses différentes dimensions, et qui montrent comment les conditions de guerre, de misère, de flux de réfugiés, de paupérisation, ou de catastrophes engendrent de nouveaux modes de pensée qui reflètent, recréent ou génèrent des méthodes et des concepts adaptés à ces conditions et qui sont en vigueur dans les sciences sociales et humaines. Les communications proposées peuvent aborder le concept de dévastation à travers de nouvelles théories ou méthodes de recherche en explorant comment l’expérience de la dévastation pourrait exiger une refonte des fondements de la recherche en sciences sociales, des attitudes populaires, des politiques, et des mouvements sociaux. Nous encourageons également les communications qui procèdent à une analyse contrastive des épistémologies de la dévastation selon les pays, les communautés ou les groupes, ou à divers niveaux : mondial, régional, et local.

Le rôle de la technologie est au cœur de cette thématique, qu'il s'agisse des technologies de destruction ou des technologies de génération. Comment les mêmes technologies permettant de surveiller, de cibler et de terroriser rendent-elles possible également la collecte, l'analyse et la diffusion de données ? Comment les technologies sont-elles réglées en fonction de valeurs sociales, politiques ou éthiques qui ne sont pas universelles et qui affectent les modes de pensée, de perception et de vision ? Comment l'apprentissage automatique, l'IA et les nouveaux outils numériques modifient-ils les processus de collecte, d'analyse et de diffusion des données ? Quelles sont les implications éthiques de ces outils pour les chercheurs, les participants et les consommateurs de la recherche ?

Enfin, ce thème pousse à une réflexion sur la manière dont les connaissances en sciences sociales et humaines issues des expériences de dévastation se montrent critiques à l'égard de la relation entre ce que l'on appelle « milieu universitaire mondial » et la production et la circulation régionales des connaissances, sur le plan des théories, des méthodologies et des priorités.

3) Modes d’existence : résistance, détermination, silence, et perte

Les défis auxquels la région MENA est confrontée remontent à des décennies ; or, les choix qui s’offrent pour exprimer et analyser les modalités d’existence émergent et évoluent sans cesse, nécessitant par conséquent une lecture réfléchie et soigneuse. Au fil des histoires et récits qui continuent d'apparaître au niveau régional et au niveau mondial, nous remarquons que certains portent sur la résistance à l'occupation et le (néo)colonialisme alors que d’autres analysent la détermination manifestée par ceux qui œuvrent en faveur de la justice, et d’autres encore font état d’une perte accablante. Toutefois, les histoires relatant les voix des personnes contraintes au silence, de plein gré ou sous la contrainte, sont sans doute celles qui portent le plus.

Cette conférence s'efforce d'aller au-delà des connaissances traditionnelles formulées par écrit et portant sur ces thématiques, afin d’incorporer d’autres formes de production de connaissances et de communication – visuelles et auditives. En favorisant la prise de conscience et la prise en compte de la manière dont nous recevons et recherchons les connaissances, il est possible de remettre en question et d’enrichir les notions traditionnelles avancées par les experts. Cette méthodologie favorise également la reconnaissance de la contribution essentielle des technologies, tant traditionnelles qu’émergentes, qui affecte les manières de vivre et d’exister. Comment la façon dont nous recevons ces histoires à partir de modalités alternatives -médias sociaux, arts visuels, podcasts - contribue-t-elle à notre compréhension des mondes de vie ? Comment ces histoires ont pu susciter les expressions créatives de la résistance, de la détermination, du silence, et de la perte ? Les chercheurs, universitaires et non-universitaires, sont-ils à même d’utiliser ces outils de manière créative pour démonter les épistémologies coloniales, ou sont-ils simplement en train de les maintenir ? Comment ces outils ont-ils influencé la manière dont nous recevons les informations sur les guerres se déroulant dans la région ou la frappant ? Quelles sont les pratiques quotidiennes dont se servent les politiciens, les citoyens et les activistes ? Comment les institutions gouvernementales et civiles réagissent-elles ? Quels sont les défis posés par l'intégration de représentations fictives d'événements réels ? Ces expressions favorisent-elles la solidarité ou les clivages au sein de la société ? Les expériences générationnelles sont-elles mutuelles ou hétérogènes ? Les nouvelles formes de communication devraient-elles susciter des relectures du passé ? Quelle en est l'incidence sur le discours public ?

Enfin, et surtout, quelles sont les conséquences de l'absence d'analyse et d'intégration des formes émergentes et différentes d'être et de narrer ? 

4) Façonnement des milieux universitaires et de la sphère publique : récits et libertés

Les dernières années ont été marquées par une ouverture remarquable observée au niveau des récits critiques traitant de l'histoire de la région arabe, son présent et son avenir. Les médias sociaux, les travaux non-universitaires, et les sciences humaines numériques ont joué un rôle déterminant dans la redéfinition des frontières entre le milieu universitaire et la participation publique, ce qui s'est répercuté sur la liberté académique et la sphère publique, avec des retombées tant positives que négatives.

Les travaux non-universitaires et les sciences humaines numériques ont entraîné la démocratisation de la production de récits historiques et des études universitaires ; les plateformes numériques permettent aux chercheurs de partager leurs recherches avec un vaste public et de contourner les voies d'accès traditionnelles comme les revues à comité de lecture. Il en a résulté un renforcement des libertés académiques en permettant aux chercheurs de fournir un éclairage nouveau ou différent qui n’aurait aucune place dans les sphères académiques traditionnelles.

Les récits non-universitaires traditionnels et les sciences humaines numériques ont créé les conditions d'un dialogue direct entre les chercheurs et le public, permettant ainsi de combler le fossé traditionnel entre les milieux universitaires et la sphère publique. Les chercheurs peuvent désormais participer aux débats publics, offrir une analyse sérieuse et approfondie de l’actualité, et rendre leurs recherches accessibles au profane. Cela a enrichi les débats publics en conférant aux récits populaires une rigueur scientifique.

Toutefois, les mêmes plateformes qui ont aménagé une place aux voix dissonantes peuvent également soumettre les universitaires à la censure et au harcèlement en ligne. En effet, les chercheurs abordant des sujets controversés ou politiquement sensibles pourraient susciter un tollé social ou être victimes de diffamation, de menaces ou d'une violation de leur liberté personnelle. En conséquence, les chercheurs finiraient par s'autocensurer, fuyant les questions embarrassantes afin de se protéger, et le champ des recherches possibles s'en trouverait ainsi réduit.

L'essordes médias sociauxa fait en sort que les chercheurs pourraient se sentir contraints de se plier aux récits populaires ou socialement acceptables, même si ces récits simplifient ou déforment les faits historiques à outrance.

Ceci pourrait ébranler les libertés académiques en permettant à l’opinion publique et aux idées populistes de compromettre le processus de production de connaissances académiques. 

La sphère publique s’est également transformée en un théâtre d'affrontement où la désinformation et la polarisation idéologique étaient de mise, car les plateformes de médias sociaux, en particulier, peuvent amplifier les informations trompeuses ou les récits historiquement inexacts. Les historiens universitaires et les chercheurs en sciences sociales participant àces débats publics étaient souvent confrontés eux-mêmes à des arguments fallacieux, pouvant créer un milieu intimidant et apparaître parfois comme une cause perdue. La liberté académique et la sphère publique ont tant changé en raison de la fusion des écrits académiques avec les écrits non académiques, leur ouverture aux médias sociaux et leur engagement dans les sciences humaines numériques. Si de tels changements ouvrent la voie à une participation plus large et à des récits plus ouverts et inclusifs, ils présentent aussi des enjeux liés à la censure, à l’auto-censure, à la mésinformation, et au délitement du pouvoir académique traditionnel. Il est nécessaire de trouver un juste milieu entre les valeurs d’ouverture, d’engagement critique, et de responsabilité éthique pour surmonter ces défis. Cet estompement des frontières soulève d'importantes questions. Quelles sont les perspectives d'une plus grande inclusion en matière de production de connaissances ? Comment le débat public libère-t-il l'imagination pour construire de nouveaux avenirs possibles ? Comment ces avenirs imaginés s'appuient-ils sur le passé, mais aussi le réinterprètent-ils et le subvertissent-ils ?

Directives de présentation des résumés de communications

Le CASS invite des résumés pour des communications individuelles ou pour des panels organisés. Le Comité de planification de la conférence examinera toutes les demandes et choisira la liste finale des conférenciers. Les candidats doivent être titulaires d'une maîtrise ou d'un doctorat.

Remarque : vous pouvez vous inscrire à un seul panel uniquement, qu'il soit individuel ou organisé ; vous ne pouvez pas faire partie de deux panels.

Nous encourageons fortement les candidatures en arabe, mais les résumés peuvent être soumis en arabe, en anglais ou en français et doivent être dans la langue du document présenté. L’interprétation simultanée sera assurée à la conférence.

1) Communications individuelles

Pour soumettre un résumé de communication individuelle, veuillez créer un compte et une page de profil sur la plateforme de candidatures du CASS, puis remplir le formulaire de demande en ligne relatif à la septième conférence, y compris un résumé d'une page (ou environ 500 mots). Consultez cette page pour savoir comment rédiger un résumé réussi. 

Veuillez noter que les candidats peuvent soumettre une proposition de communication co-écrite par plusieurs auteurs. Toutefois, si la communication collective est sélectionnée pour la conférence, le CASS ne peut garantir que le soutien financier de l'auteur principal. Le CASS décidera s'il est possible de fournir un soutien à un deuxième auteur au cas par cas après que les décisions de sélection ont été annoncées.

Pour soumettre une demande individuelle, cliquez ici.

2) Panels organisés

Le CASS encourage fortement les équipes de recherche, les collectifs, ou les instituts de recherche à soumettre un panel organisé sur les thèmes de la conférence. Chaque panel devrait inclure 3-4 documents et l'organisateur du panel devrait également présenter un document dans le panel.

Pour les panels organisés qui souhaitent inclure un discutant, le panel doit comprendre 3 orateurs en plus du discutant.

Pour soumettre une proposition de panel, veuillez créer un compte et une page de profil sur la plateforme de candidatures du CASS, puis remplir le formulaire de demande en ligne relatif à la septième conférence, y compris un résumé d'une page (ou environ 500 mots).

Pour soumettre une proposition pour un panel organisé, cliquez ici.

Dates importantes

La date limite de présentation des résumés est le 30 novembre 2024. Les résumés sélectionnés seront annoncés en janvier 2025.

Les participants sélectionnés doivent soumettre leurs communications complètes avant le 20 février 2025. Si le document n'est pas reçu avant ce délai, le participant sera retiré du programme de la conférence.

Présentation et distribution des documents

Tous les résumés de la conférence seront affichés sur le site web du CASS et mis à la disposition du public, et les présentateurs pourront être invités à réviser leurs résumés pour publication. Par ailleurs, tous les documents de la conférence seront mis à la disposition de tous les participants à la conférence sur une page web protégée par mot de passe ou Dropbox, ainsi que sur une clé USB distribuée lors de la conférence.

Après la conférence, le CASS peut inviter un certain nombre de documents à être inclus dans une ou plusieurs publications, ce qui peut inclure la traduction du document dans différentes langues. Les individus sont libres d'accepter ou de refuser de participer à ces publications planifiées.

Les présentations lors de la conférence doivent durer entre 15 et 20 minutes par communication et peuvent être présentées en arabe, en anglais ou en français. L’interprétation simultanée de l'anglais et du français vers l'arabe et de l'arabe vers l'anglais sera assurée. Le site de la conférence sera équipé par du matériel audio-visuel. Des détails supplémentaires sur la composition des panels individuels seront disponibles après l'annonce des décisions de sélection en janvier 2025.

Frais

Les présentateurs de communication basés dans la région arabe seront entièrement couverts pour les frais de voyage en classe économique et d'hébergement. Le CASS offrira jusqu'à cinqnuits d'hébergement, selon la disponibilité des vols et les itinéraires de voyage. Les présentateurs basés à l'extérieur de la région seront considérés pour le financement des frais de déplacement et d'hébergement au cas par cas.

Si vous n'êtes pas sélectionné à présenter une communication lors de la conférence, nous vous encourageons à vous inscrire pour assister à la conférence, qui sera ouverte au public.

Membres du comitéde planification de la septième conférence

Rana Kazkaz est une cinéaste primée, professeure associée et directrice du programme de communication à l'université Northwestern au Qatar. Ses films ont été primés dans les plus grands festivals du monde, notamment à Cannes, Sundance, Toronto, Tallinn, Tribeca et Abu Dhabi. Elle a réalisé plusieurs films qui mettent l'accent sur les histoires syriennes, dont, « The Translator », « Mare Nostrum », « Searching for the Translator », « Deaf Day » et « Kemo Sabe ». Les films sur lesquels elle travaille actuellement incluent « The Foolishness of God », « The Hakawati's Daughter », « Love-45 » et « Honest Politics ». Elle a publié des articles dans le « Journal of Screenwriting « et « l'Alphaville Journal of Film and Screen Media ». Elle est membre de l'Académie des César, occupe le poste de professeure invitée Roberta Buffett à la Northwestern University et est boursière de MacDowell. Elle est titulaire d'une maîtrise en beaux-arts de l'université Carnegie Mellon/ Théâtre d'art de Moscou, d'une licence de l'Oberlin College et a été sélectionnée pour participer à l'atelier de réalisation pour femmes de l'American Film Institute.

Randa Aboubakr est professeure d'anglais et de littérature comparée à l'université du Caire, en Égypte. Elle est l'auteure du livre “The Conflict of Voices in the Poetry of Dennis Brutus and Mahmud Darwish” (2004) et co-éditrice (avec Sarah Jurkiewicz, Hicham Ait-mansour et Ulrike Freitag) de “Spaces of Participation: Dynamics of Social and Political Change in the Arab World” (2021). Elle a publié des travaux de recherche dans les domaines de la littérature anglaise moderne, des études culturelles, de la culture populaire, de la poésie populaire égyptienne, de la traductologie, et de la littérature africaine subsaharienne. Elle est la fondatrice et la coordinatrice principale de la plateforme en ligne : Forum for the Study of Popular Culture et a publié de nombreuses traductions dans le domaine des sciences sociales et des traductions littéraires. Elle a été chargée de recherche à l'université du Texas à Austin (États-Unis), à l'université de Leiden (Pays-Bas), à l'université de Florence (Italie), à l'université Jagiellonian (Pologne), au Zentrum Moderner Orient- Berlin (Allemagne), au Wissenschaftskolleg zu Berlin (Allemagne) et à la Fondation Alexander von Humboldt (Allemagne).

Nacer Djabi est professeur d'enseignement supérieur à l'Université d'Algérie 2. Il est le consultant principal du point focal du Conseil Arabe pour les Sciences Sociales en Algérie. Il s'intéresse à la sociologie politique et a publié plusieurs articles sur les mouvements amazighs en Afrique du Nord, ainsi que de nombreuses autres publications portant sur les mouvements sociaux et syndicaux en Algérie.

Amira Y Badri est titulaire d'un doctorat en études de développement social de l'université de Reading, au Royaume-Uni. Universitaire et chercheuse depuis 1986, elle travaille sur le développement social, l'autonomisation des femmes dans l'économie, les réfugiés et les études sur les migrations. Elle a créé des centres de formation et de défense des femmes et des jeunes dans les zones rurales. Amira est point focal et membre de l'initiative « Impact académique » de l'ONU pour l'ODD 5. Elle a travaillé dans des universités du Golfe pendant 13 ans (Université du Roi Saud, Roi Abdul-Aziz, Université de Sharjah), et a été visiteur de courte durée à l'Université de Manchester, au Royaume-Uni, et à l'Université d'Oldenburg, en Allemagne. Elle est membre du conseil consultatif de l'African women work-in history, un consortium de quatre universités africaines, de l'Institut des mondes africains (IMAF)/Paris, du CNRS et du Conseil européen de la recherche. Elle est membre chevronnée affiliée à l'initiative sur les réfugiés et les lois à la School of advanced studies de l'université de Londres.  Elle est membre du Conseil Arabe pour les Sciences Sociales (CASS) depuis 2017. Elle est l’auteure du livre « Fundamental of development and social planning », publié en arabe. https://www.google/amirayousifbadri/scholar/ https://womatwork.hypotheses.org/            

Mary Kawar est une experte en politique sociale et économique, et ancienne ministre jordanienne de la planification et de la coopération internationale. Elle a travaillé à l'Organisation internationale du travail (OIT) pendant 20 ans, occupant des postes supérieurs au siège de l'OIT à Genève et au bureau régional pour les États arabes à Beyrouth ; elle a également été directrice du bureau de l'OIT en Afrique de l'Est, basé à Dar El Salaam. Son expertise porte sur la politique du travail et de l'emploi, la protection sociale, le genre, et les moyens de subsistance des jeunes et des réfugiés. Elle est actuellement directrice de Tiraz : Widad Kawar Home for Arab Dress et siège au conseil d'administration de la Banque centrale de Jordanie. Elle est également fiduciaire et membre du conseil d'administration de plusieurs groupes de réflexion et ONG nationaux et régionaux.  Au cours de sa carrière, elle a fait le lien entre la recherche universitaire et la politique et la programmation du développement. Elle est titulaire d'un doctorat de la London School of Economics.

Amina El Mekaoui est chercheuse au Regional Research Center, Dr. Hideyo Noguchi au Mexique ; ses recherches portent sur le développement de politiques énergétiques durables au Yucatán. Elle est membre du système national des chercheurs (SNI niveau 1) et du conseil d'administration du Conseil Arabe pour les Sciences Sociales au Liban, où elle préside également le comité des membres. Forte d’une expérience de plus de 15 ans dans la conduite de projets de plaidoyer financés par des organisations internationales en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, Mme El Mekaoui est experte dans les domaines du changement climatique, de la durabilité, de l'énergie, des migrations internationales, du genre et du développement local. Elle est titulaire d'une licence en sociologie et d'une maîtrise en sociologie familiale de l'université Mohammed V de Rabat, au Maroc, ainsi que d'une maîtrise et d'un doctorat en anthropologie sociale de l'Universidad Autónoma Metropolitana Iztapalapa, au Mexique. Ses travaux portent principalement sur la défense de la politique énergétique ; dans ce cadre, elle dirige des projets financés par le gouvernement fédéral et visant à intégrer la durabilité sociale et environnementale dans le secteur de l'énergie.

Khaled Fahmy est professeur Edward Keller d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à l'université de Tufts. Il a occupé auparavant le poste de professeur d'études arabes modernes à l'université de Cambridge, sous la direction de Sa Majesté le Sultan Qaboos bin Said. En matière de recherche, il s'intéresse principalement à l'histoire sociale et culturelle du Moyen-Orient moderne, et plus particulièrement à l'histoire du droit, de la médecine, de l'armée et de la police dans l'Égypte du XIXe siècle. Outre ses publications universitaires, il écrit également pour la presse en arabe et en anglais. Il est membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton et a été élu membre de la British Academy. Il est titulaire d'un doctorat de la faculté d'histoire moderne (histoire sociale et économique) de l'université d'Oxford. 

Fadma Ait Mous occupe actuellement le poste de professeure habilitée de sociologie à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Aïn Chock (Université Hassan II de Casablanca) ; elle est co-directrice et chercheuse au Laboratoire de recherche sur les différenciations socio-anthropologiques et les identités sociales (LADSIS) à la même Faculté. Elle dirige également l'Institut Confucius et est « Chargée de mission » pour le développement de la recherche en sciences sociales et en sciences humaines. Parmi les nombreux postes qu'elle a occupés, mentionnons secrétaire du Conseil d'administration du Conseil Arabe pour les Sciences Sociales (Beyrouth) et membre du Conseil exécutif du Centre Merian pour les études avancées au Maghreb (MECAM, Tunis). Titulaire d’un doctorat en sciences politiques de l'Université Hassan II de Casablanca en 2012, sa thèse porte sur les réseaux nationalistes, du local au national. Ses recherches s'intéressent aux questions liées aux identités collectives, au nationalisme, à la culture amazighe, à l'histoire et à la mémoire, aux dynamiques de genre, à la participation des jeunes et à la migration. En ce qui concerne ses travaux ultérieurs, elle a coédité (avec Driss Ksikes) l’ouvrage intitulé « Le Métier d'intellectuel [En Toutes Lettres, 2014], qui a remporté le Prix Atlas de l'essai en 2015 ; elle a également coédité (avec Zakaria Kadiri) une œuvre intitulée « Les jeunes du Maroc : Comprendre les dynamiques pour un nouveau contrat social », 2021. Elle parle couramment l'arabe, le français, l'anglais et l'amazigh (tashelhit).

Eileen Kuttab est une militante universitaire et féministe. Elle est professeure agrégée de sociologie, et directrice fondatrice de l'Institut d'études féminines de l'université de Birzeit (de 1998 à 2008) qu’elle a dirigé de 2014 à 2016. Membre fondateur du Conseil Arabe pour les Sciences Sociales (CASS) basé à Beyrouth, au Liban, jusqu'en 2014, elle est actuellement présidente du point focal du CASS à Ramallah, en Palestine. Ses recherches et publications se concentrent principalement sur le mouvement des femmes palestiniennes, les mouvements sociaux, le genre et le développement alternatif dans un contexte colonial, ainsi que sur l'enseignement supérieur en tant que pratique politique.

Mohammed Bamyeh est professeur de sociologie à l'université de Pittsburgh et nouveau rédacteur en chef de l'International Sociology Review of Books (ISRB). Titulaire de la chaire Hubert Humphrey d'études internationales au Macalester College de Saint Paul, Minnesota, il est également boursier SSRC-MacArthur pour la paix et la sécurité internationales. Auparavant, il a enseigné à l'université de Georgetown, à l'université de New York et à l'université du Massachusetts. Il est titulaire d’un doctorat en sociologie de l'université du Wisconsin-Madison en 1990. Ses domaines d'intérêt en matière de recherche comprennent les études islamiques, la sociologie de la religion, la mondialisation politique et culturelle, la société civile et les mouvements sociaux, ainsi que la théorie sociale et politique comparée. Parmi ses ouvrages, citons « Anarchy as Order: The History and future of Civic Humanity » (2009); “Of Death and Dominion: The Existential Foundations of Governance” (2007); “The Ends of Globalization” (2000); et “The Social Origins of Islam: Mind, Economy, Discourse” (1999, lauréat de la mention honorable Albert Hourani de la Middle East Studies Association). Il a également participé à la rédaction de “Palestine America” (publié en tant que numéro spécial de South Atlantic Quarterly, 2003), “Intellectuals and Civil Society in the Middle East” (2011), à paraître; il a coédité “Drugs in Motion: Mind and Body Altering Substances in the World's Cultural Economy” (publié en tant que numéro spécial de Cultural Critique, 2009).

Rima Majed est professeure adjointe de sociologie au département de sociologie, d'anthropologie et d'études des médias de l'Université américaine de Beyrouth (AUB). Ses travaux se concentrent sur les inégalités sociales, les mouvements sociaux, le sectarisme, les conflits et la violence. Elle est titulaire d’un doctorat de l'Université d'Oxford, avec une thèse portant sur la relation entre les changements structurels, la mobilisation sociale et le sectarisme au Liban. Elle a été chercheuse invitée à l'Université de Princeton en 2018/19, et est actuellement chercheuse à l'Université de Harvard (2022/23).  Ses travaux ont été publiés dans plusieurs revues, livres et plateformes médiatiques tels que Social Forces, American Political Science Review, Mobilization, Routledge Handbook on the Politics of the Middle East, Middle East Law and Governance Journal, Oxford Handbook of the Sociology of the Middle East, Global Dialogue, Idafat: The Arab Journal of Sociology, Al Jumhuriya, OpenDemocracy, Jacobin, Middle East Eye, CNN etAl Jazeera English. Elle a également coédité « The Lebanon Uprising of 2019 : Voices from the Revolution » (I.B. Tauris, 2022) ; elle est aussi chercheuse principale dans le cadre du projet « Critical Approaches to Development Studies » à l'Université américaine de Beyrouth.

Samer Kherfi est titulaire d'un doctorat en économie de l'Université Simon Fraser, au Canada. Il est chef de département et professeur associé au département d'économie à l'Université américaine de Sharjah où il enseigne l'économie du Moyen-Orient, l'économie internationale, l'économétrie et l'introduction à l'économie. Il a à son actif plusieurs publications.

Pour toute question technique concernant le processus de demande, veuillez contacter le responsable des technologies de l'information, Wassim Alam, à l'adresse suivante : alam@theacss.org.

Pour toute question concernant la Septième Conférence, veuillez contacter Rola Kiladjian à l'adresse suivante : kiladjian@theacss.org

* Dans cette annonce, le masculin a été utilisé par souci de simplification du style ; toutefois il désigne aussi bien la candidate, que le candidat.

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