Groupe de travail sur la participation
Le Groupe de travail sur la participation est coordonné par la Professeure
Sherene Seikaly (Université de Californie, Santa Barbara).
Les deux dernières années de remous politiques et de résistance dans le monde arabe ont dévoilé de nouvelles possibilités de changement social. Les chercheurs au Moyen Orient ont été aux prises pendant plusieurs décennies avec ce qui semblait être une mort « formelle » ou « officielle » de politique dans leur tentative d’expliquer la force apparemment impénétrable d’autoritarisme et la pacification des politiques arabes. Certains travaux ont affiné des connaissances plus anciennes relatives à l’idée d’agentivité et à la centralisation des institutions de l’état. D’autres par contre ont apporté de nouvelles données aux concepts de l’individu, déconstruisant de façon critique le sens apparemment évident et la valeur universelle de « la liberté » et « de l’agentivité ». D’une certaine manière, les approches tant conventionnelles que tranchantes ont œuvré à assombrir la possibilité des politiques qui pourraient réellement défier les structures autoritaires. Le résultat était une épistémologie larmoyante de désespoir. Les révoltes arabes semblaient offrir un moyen d’échapper à cette pensée. Or les épistémologies de désespoir persistent encore dans de nombreuses approches académiques qui insistent à sonner le glas des politiques participatives. Au même moment, une épistémologie d’espoir a pris des forces. Les militants, les journalistes, les professionnels, les cinéastes, les artistes visuels, les techniciens et les acteurs ont perfectionné des stratégies et des visions pour le présent et l’avenir, centrées sur l’action collective.
Le Groupe de travail sur la participation œuvre à combler le fossé qui existe entre l’espoir et le désespoir grâce à la compréhension d’acteurs, non affiliés au secteur académique comme les théoriciens sociaux, et en mettant plusieurs types de théoriciens sociaux en contact. La base de ces discussions sera axée sur les histoires, les expériences, les représentations et les actions collectives potentielles, ainsi que leurs relations avec le façonnement et la connaissance de divers types de publics. Un tel intérêt défi les limites d’une « société civile » et ses prétendues pénuries dans le monde arabe, afin de mieux concevoir comment l’action collective façonne et envisage le public. En concevant de façon critique l’idée même du peuple, tant à travers que contre le pouvoir de l’état, les hiérarchies intellectuelles et les mouvements nationaux, ce groupe de travail pourra reconcevoir les notions et les pratiques de la souveraineté populaire.
Le Groupe de travail sur la participation est composé de six membres qui travaillent sur des projets individuels. Cliquez sur les liens ci-dessous pour consulter les biographies des membres du groupe.
Sherene Seikaly : Une protestation des pauvres : du sens politique du peuple
Lina Attalah : Les espaces en ligne : les réalités parallèles et croisées
Pascale Ghazaleh : Le bien public : la constitution des ressources nationales de l’Egypte du XIX
ème siècle
Hoda Elsadda : Le néolibéralisme dans l’éducation supérieure en Egypte : histoires, contestations et visions pour l’avenir
Cliquez sur le lien ci-dessous pour consulter l’un des produits de ce groupe de travail :