Le Groupe de travail sur l’espace est coordonné par le Professeur
Paul Amar (Université de Californie, Santa Barbara).
Ce groupe de travail se concentre sur des recherches sur l’espace public et la spatialisation qui inverse la ségrégation des classes, sectaire et des genres ; favorise la péréquation sociale ; ranime les subjectivités intersectorielle, et/ou créé des utopies futures. Cette recherche explore le contexte et l’héritage des événements du « Printemps arabe » ; tout en se concentrant énormément (et non exclusivement) sur des pays qui sont connus plus pour leur période de guerre et contre-révolution que les soulèvements sociaux victorieux de 2011. Par conséquent, cette recherche vise à combler l’écart entre l’analyse des espaces en guerre et les interventions armées (en Syrie, Libye, Irak, Bahreïn, etc.) et les incarnations d’espoir futur, d’inclusion et de justice à travers la région arabe.
Au cours de la génération passée, des travaux très prometteurs ont été entrepris, mettant l’accent sur les régimes au pouvoir, les cultures de la peur, et les technologies de planification qui ont transformé les espaces publics. Ce travail s’est concentré sur la déconstruction des politiques et des discours néolibéraux, exposant les techniques et les économies de guerre et d’occupation, et articulant les dimensions spatiales des régimes moraux, postcoloniaux, ethno-sectaires et religieux. Cette génération de chercheurs s’est demandée : comment les classes sociales ont-elles été polarisées par de nouveaux types d’espace et de moralité publique ? Comment les formes construites et les performances spatiales ont-elles aggravé ou même « inventé » les divisions sectaires ? Comment les régimes de règlements d’espace public ont-ils instauré des régimes à moralité puriste ou piétiste ? Et comment les normes changeantes d’espace public-contre-privé ont-elles limité les identités de genres et les questions de sexualité à une sphère privée de plus en plus étroite, où les valeurs des consommateurs et les valeurs patriarcales dominent. Toutefois, cette série de recherches innovantes a tendance à négliger les types de pratiques spatiales, de mouvements, des manifestations publiques et des régimes politiques qui peuvent inverser ou générer des alternatives spatiales qui vont à l’encontre des dynamiques ségrégationnistes et des pratiques de territorialisation.
Dans cette perspective, le groupe de travail intitulé « La production du public : espaces de lutte, concrétisations d’avenir » vise à produire une nouvelle entité d’études comparatives de cas. Ce groupe de travail est explicitement orienté vers des alternatives positives, même dans les contextes les plus risqués, qui offriront de nouvelles analyses de relations spatiales et historiques de pouvoir, de guerre, de contrôle et de subjectivation.
Le Groupe de travail sur l’espace est composé de cinq membres qui travaillent sur des projets individuels. Cliquez sur les liens ci-dessous pour consulter les biographies des membres du groupe.
Paul Amar : Incarnations populaires et moralité publique en Libye et en Egypte
Omar Dahi : Le conflit civil en Syrie : les publics refugiés fragmentés et l’économie politique de survie
Mona Damluji : Les réseaux socio-spatiaux dans la Cité de l’éducation : l’avenir, la libéralisation et les nouveaux publics urbains au Qatar
Adnan Husnein : Les poétiques d’informalité dans la nouvelle Lybie ouvrière : les espaces de lutte, d’inclusion et de dialogue
Mohamed El-Shahed : Les publics assiégés à l’ombre d’un méga projet : la fabrication de l’incertitude urbaine à Port-Saïd